Mars -Page 3  (Mars) posté le mardi 20 décembre 2011 22:59


La fumée, au départ, m'était apparue, assez loin,

Proche de l'horizon,

Une quarantaine de kilomètres...

Mais la faible gravité de la planète

Me permit de parcourir cette distance

Sans la moindre fatigue.

Les choses n'auraient pas été différentes si j'avais été

Porté par le vent...

 

Il me semble assez clair que j'étais moins fatigué

À parcourir ces quarante kilomètres

J'ai d'ailleurs eu l'impression de n'y passer que quelques minutes

Alors qu'il m'aurait fallu plus d'une journée sur Terre pour y parvenir

Que je ne fatiguerais, chez moi, à faire le tour de mon jardin

Et il n'est pas bien grand, mon jardin

 

Oui d'ailleurs, je n'y avais pas pris garde jusqu'à présent, mais

D'où j'étais sur Mars

On ne voyait pas le soleil, comme s'il avait fait nuit, mais alors,

Comment pouvait-il se faire, que la lumière, soit telle

Que nul éclairage ne soit nécessaire

Et que l'on y voie comme en plein jour,

 

La planète aurait dû tourner...

Le soleil se lever s'il était couché

Ou se coucher s'il avait été levé.

Que dalle...

Le temps paraissait figé, j'étais comme prisonnier

Dans la gangue d'une seconde d'éternité

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Mars -Page 2  (Mars) posté le samedi 22 octobre 2011 19:22


Parce qu'après forcément, moi aussi je me suis posé la question :
C'était pas la planète Mars, j'étais en train de rêver quelque part sur la terre...

J'allais quand même pas tomber dans un plan lapin blanc,
D'Alice au pays des Scaroll, ça serait trop navrant...

J'ai bien dû me rendre à l'évidence
J'étais là comme un con sur la planète Mars à mater
Un canard picorant la terrouge et glaciale
Au milieu de zombies ivres-morts endormis
Situation pas banale...

J'allais quand même pas tomber dans un plan lapin blanc,
D'Alice au pays des Scaroll, ça serait trop navrant...

Le plus comique, finalement,
A sans doute trait au fait que je n'étais pas angoissé
Même si j'imagine que pourtant j'aurais peut-être bien dû l'être...
J'étais loin de chez moi, sans entrevoir, au moins pour l'instant
La possibilité d'un retour....
J'étais perdu quelque part sur Mars
C'est à dire dans un endroit où je n'aurais jamais dû être
Ne serait-ce que parce que personne n'est jamais allé sur Mars
Et si ça doit arriver un jour, ça n'est pas moi qu'on choisira...

Je ne savais ni comment j'étais arrivé là
Ni ce que j'y faisais, ni comment j'allais en partir,
Je me contentais d'apprécier le paysage rouge,
Avec un canard et des zombies ivres-morts endormis...
Tout un programme...

J'ai eu, dans ma vie, l'occasion de discuter
Avec des gens barrés dans l'ésotérisme :
Il m'est arrivé aussi de coucher avec,
Mais là n'est pas la question...

L'invariant de ces relations a trait au fait que chaque fois,
Ces gens-là, ces filles-là,
M'ont dit que j'étais une vieille âme...

Suffit que je croise quelqu'un qui croit au karma
Pour me retrouver dans la situation
D'un revenant des siècles...

J'étais là quand la comète à Chixulub a fini d'exterminer les grands dinosaures,
J'étais là quand a explosé la vie dans les mers cambriennes,
J'étais là quand a jailli l'éclair brûlant dont allait exister l'univers ;
J'étais là au crépuscule de la nuit des temps
Comme sans doute je serai là, encore, à leur fin...

Mais là j'étais sur la planète Mars à observer de loin une éruption,
Une fumée, on aurait dit plutôt une éruption solaire qu'une éruption martienne...

Je n'étais pas mort
J'avais tout mon temps...

Plutôt que rester à mater ce canard débile
Et ces zombies ivres-morts
Je me suis levé, j'ai compté mes abatis
Je me suis mis en route vers cette fumée

Que faire, de toute façon ?
J'allais finir par m'ennuyer...
Voir de quoi il s'agissait
Au moins ça allait m'occuper...

 

 

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Mars -l'album  (Mars) posté le samedi 18 juin 2011 11:43

Blog de labolcato :La Bolcat'O, Mars -l'album

Mars est un album que je n'avais pas prévu de concevoir -et il répond, justement, à une double commande -il fait suite à une conversation au resto... Je ne dois, pour le réaliser, n'utiliser aucune idée ancienne -tout est composé aujourd'hui, il n'y a aucune utilisation d'anciennes parties de musique ou de texte -et de la même façon, la voix est prise au naturel, le plus proche possible de ce que je chanterais sous la douche -si je prenais des douches...

Mars doit son nom -outre le fait que j'aime bien cette endroit où j'ai fait d'assez belles photos, à un clin d'oeil, au "Life on Mars" de David Bowie -et qui va bien avec la commande précitée... Mars raconte une histoire -en quelques pages ; Mars est aussi un album pour rire...

 

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Mars -Page 1  (Mars) posté le samedi 18 juin 2011 11:33


Tout a commencé avec un canard ;

Je voyais des zombies ivres-morts allongés
Sur le sol rouge de la croûte martienne -étonné,

Je n'arrivais pas à comprendre comment une chose pareille
Avait pu se produire sous le soleil...

Il n'y a pas d'air sur Mars et il y fait froid,
Et en toute logique il n'y aurait pas dû y avoir là

Le moindre zombie ivre-mort à dormir là
Comme un naze à cet endroit.

Mais le plus curieux, le plus particulier,
C'est sans doute ce canard qui se promenait,

Comme si de rien n'était à fouiller dans la poussière
Après des insectes impossibles, ou bien après des vers

À regarder autour de lui, comme un peu surpris,
Etonné mais nullement inquiet, à chercher ici

Si quelque part, par hasard, il n'y aurait pas eu une mare
Où aller se tremper les pattes, sur Mars, ce canard...

Il devait bien faire moins 180, au bas mot...

C'est toujours un peu perturbant quand devient visible
Quand on est témoin de quelque chose d'impossible

Quand arrive quelque chose que l'on peut pas dire,
Quelque chose qui ne devrait pas se produire

Et que pourtant voilà, on a plus que le choix
Entre accepter ou pas cette réalité-là...

D'étranges vibrations agitaient l'atmosphère
Impossible, elle aussi -on était pas sur terre

Et on entendait, comme au fond de la nuit
Une musique douce et diffuse -une musique d'ici...

Mais le plus étonnant, encore une fois
C'est que je ne sentais pas les stigmates du froid

Je le ressentais bien, pourtant, sans en souffrir
Et les zombies ivres-morts continuaient de dormir

Ce canard, avec moi, aurait dû être congelé
Et peut-être en était il, lui aussi, étonné...

 

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Lézards  (Animales Solitudes) posté le dimanche 05 juin 2011 21:45


Il y eut des tas, des kyrielles,
De rizothomes et grimauds,
Et de folles qui ne s'y coudoyaient,

De morts et d'acconçus
De vies et qu'on adore,
Ex-folies de leurs étincelles de vie.

Avec leurs conséquences
Avec leurs espérances,
Avec leurs délivrances ou leurs enfances,

Sur la peine de la harde
Qu'elle en sait qui lézarde,
On la voit, pourtant, tellement vivante...
Tellement vivante..

Mais on sait qu'ils se cachent
Sur les pierres, au soleil,
Et leur peau qui regarde
Le fond du ciel,

Il n'y a pas d'être un prophète,
Ils ne veulent pas,
Ils ne veulent pas être un prophète...

Il n'y a pas d'être un prophète,
Ils ne veulent pas,
Ils ne veulent pas être un prophète...

On a beau pourtant essayer
On a beau ne pas parler
On voudrait tous revoir la salamandre qu'il y a en nous...

On a beau pourtant vouloir croire,
On a beau ne pas savoir
On voudrait bien revivre la salamandre à recevoir...

Ils sont seuls et puis encore,
La redécate arrive pour tous celles
Qui veulent, plutôt, la nuit et fort,
Elle se recouvre un don pour le soleil.

Quand ils veulent, ils trompent la mort,
Il s'en ressentent la fière mire à belle
Qui seule, et puis encore,
Elle se découvre un don pour le soleil...


Quand ça meule, dans un effort,
Elle se cartonne à mort, et décibels
Elle sort, dans le décor,
Elle se recouvre un don pour le soleil...

Dans la gueule, elle crie trop fort,
La salamandre sait qu'elle est si belle
Elle vit, dans un effort,
Elle se découvre un don pour le soleil...

On a beau pourtant exister,
On a beau ne pas crier
Il y a toujours un chemin pour la folie qu'il y a en nous...

Et pourtant l'on voudrait bien
Ne jamais croire en son destin
Elle se décide au cœur d'un méandre de chacun de nous...

Ils sont seuls et puis encore,
La redécate arrive pour tous celles
Qui veulent, plutôt, la nuit et fort,
Elle se recouvre un don pour le soleil.

Quand ils veulent, ils trompent la mort,
Il s'en ressentent la fière mire à belle
Qui seule, et puis encore,
Elle se découvre un don pour le soleil...

Quand ça meule, dans un effort,
Elle se cartonne à mort, et décibels
Elle sort, dans le décor,
Elle se recouvre un don pour le soleil...

Dans la gueule, elle vit trop fort,
La salamandre sait qu'elle est si belle
Elle crie, dans un effort,
Elle se découvre un don pour le soleil...

Et chaque fois qu'envahis
Les lézards tous gris
Ils se trouvent des raisons pour espérer

Au cœur de leurs enfances
Au cœur de leurs errances
Au cœur de leur délits ou délivrances

Si l'on veut qu'ils s'inspirent
Si l'on veut qu'ils expirent
Ils se trouvent des raisons pour exister

 

Chaque fois quand ça barde
Chaque fois qu'on les regarde
On les voit pourtant, tellement hagardes...
Tellement hagardes...

Mais on sait qu'ils se cachent
Sur les pierres, au soleil,
Et leur peau qui regarde
Le fond du ciel,

Il n'y a pas d'être un prophète,
Ils ne veulent pas,
Ils ne veulent pas être un prophète...

Il n'y a pas d'être un prophète,
Ils ne veulent pas,
Ils ne veulent pas être un prophète...


2011

 

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